Bordeaux : les prix de l’immobilier se stabilisent

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Acheter Bordeaux : les prix de l’immobilier se stabilisent enfin

Après un point culminant atteint en 2017, Bordeaux enregistre depuis quelques mois un ralentissement de la hausse des prix de l’immobilier, voire même une stagnation. La flambée des prix et le déficit d’offres poussent les acheteurs à orienter leurs investissements sur les villes limitrophes, qui subissent maintenant le même sort. REALITES, promoteur immobilier à Bordeaux, vous explique la situation.

Bordeaux : un marché immobilier saturé

Réunissant à la fois un bassin d’emploi dynamique et un cadre de vie attrayant, Bordeaux ne cesse d’attirer de nouveaux acheteurs. Sous les effets combinés de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Bordeaux à Paris en 2h04 et de la rénovation complète du centre-ville, la demande a surpassé l’offre et les prix de l’immobilier subissent une forte hausse depuis 10 ans.

Elue cité historique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2007 et nommée 4 fois de suite « meilleure ville où travailler », la capitale girondine attire également bon nombre d’investisseurs. Le marché, saturé, pousse les Bordelais à s’installer dans les villes limitrophes comme Messac ou Mérignac, faute de moyens. Les primo-accédants s’écartent aussi de la ville, propageant ainsi le phénomène de flambée des prix sur toute l’agglomération bordelaise.

Quelles solutions pour enrayer la situation ?

Le nouveau maire de Bordeaux, Nicolas Florian, a indiqué sa volonté de mettre en place une politique de densification de la ville. L’une des solutions envisagées est d’augmenter l’offre de logements neufs en Gironde, en construisant plus et plus haut. Si l’idée semble bonne, elle paraît difficile à mettre en œuvre sans repenser entièrement le PLU (Plan Local d’Urbanisme). En effet, la construction de nouveaux logements engendre l’émergence de nouveaux quartiers, ce qui implique également la construction de nouvelles infrastructures et l’implantation de services publics pour l’accueil et le bien-être des nouveaux habitants.

Autre problématique de cette politique : revoir la mobilité du territoire dans son ensemble. L’équipe municipale de Bordeaux devra repenser les réseaux de transport en commun et apporter des solutions viables et concrètes aux nombreux problèmes de circulation. Comme toute autre Métropole, Bordeaux est confrontée quotidiennement à un trafic de plus en plus dense. Dans le cadre d’un développement durable et des enjeux climatiques actuels, il est bon d’offrir de nouvelles solutions de mobilité.

Vers une création de partenariats régionaux

Pour le nouveau maire de Bordeaux, l’objectif est clair : il faut désenclaver les villes rurales en leur faisant bénéficier des retombées économiques de la métropole. La solution : créer des réseaux de transport pour faciliter les déplacements et permettre aux villes périphériques et plus éloignées de se développer.

Un partenariat régional a déjà été entamé en 2016 grâce à la création de la LGV entre Angoulême et Bordeaux, reliant les deux villes en 32 minutes seulement. Un projet immobilier commun est actuellement en cours afin de construire des logements neufs sur deux terrains, situés près de la gare Saint-Jean à Bordeaux et dans le quartier de la gare d’Angoulême.

Suite à cet exemple, Libourne et Marmande viennent également de signer un accord pour le développement de transports les reliant à la métropole bordelaise. Ces nouvelles passerelles entre les territoires vont avoir un impact majeur sur le développement économique et touristique des zones rurales, mais aussi sur la construction de nouveaux logements.

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