À Nantes, le marché de l’immobilier s’emballe

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Immobilier à Nantes : le marché s’emballe

La métropole nantaise accueille chaque année plus de 8 000 nouveaux habitants : une croissance démographique qui, ajoutée à un dynamisme économique fort, a une influence directe sur le marché de l’immobilier. Conséquence : les prix s’affolent, portés par une forte demande et un nombre de constructions neuves en baisse. Faute de biens, les acquéreurs se tournent désormais vers les communes situées en première couronne de Nantes, où les prix connaissent une hausse plus modérée.

Des prix qui s’envolent

Pour l’année 2019, le constat est sans appel : le nombre de biens vendus à Nantes atteint des records. La capitale des ducs de Bretagne, de plus en plus attractive économiquement et culturellement, séduit les acheteurs et fait monter les prix de l’immobilier dans l’ancien, mais aussi dans le neuf. L’offre de biens se raréfie et les prix augmentent : dans l’ancien, le prix moyen des appartements atteint 3 110 €/m2, soit une évolution de 9,4 % en un an, ce qui place aujourd’hui la métropole nantaise à la cinquième place des villes françaises les plus chères en termes de prix au mètre carré. Sur la même période, les appartements neufs ont également subi une hausse de 5,5 %, atteignant 4 330 €/m2.

La hausse se poursuit en 2020

Devant le manque d’offres face à une demande toujours plus grande, la hausse des prix devrait se poursuivre à Nantes sur toute l’année 2020. Le marché immobilier nantais est en forte tension, mais il est sain et de grande qualité. Il s’agit, dans la majorité des cas, de l’achat de résidences principales et non d’un marché spéculatif qui risquerait d’exploser. L’art de vivre nantais continue d’attirer de nouveaux habitants et la hausse des prix devrait perdurer au moins jusqu’à la fin de l’année, selon la chambre des notaires de Loire-Atlantique.

Vers un manque de logements neufs ?

C’est un fait constaté par les professionnels de l’immobilier nantais : l’offre de logements à Nantes est insuffisante. La baisse de volume de constructions neuves s’explique notamment par le lancement du nouveau Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUM), lequel a ralenti les sorties de chantier, mais aussi par l’imminence des élections municipales qui ne favorise pas l’attribution des permis de construire. Dans ce contexte, les familles en recherche de logements se rabattent sur les villes périphériques, ce qui entraîne aussi une répercussion sur les prix.

La première couronne nantaise en plein essor

Face à cette flambée des prix, les acheteurs ne cèdent pas à la surenchère et se reportent naturellement sur les villes situées en première couronne de l’agglomération, là où la qualité de vie est attrayante et les prix plus accessibles. Ainsi, Saint-Herblain, Couëron, Saint-Sébastien-sur-Loire ou encore Rezé et toutes les autres communes de l’agglomération jouissent d’un regain de popularité et profitent elles aussi d’un marché immobilier nantais en plein essor. Ces villes limitrophes dynamiques offrent un cadre de vie très agréable et, bien desservies par les transports en commun, permettent de gagner le centre-ville de Nantes sans difficulté. Contrairement à Nantes, où les constructions neuves se font très rares, de nouveaux programmes immobiliers sont en cours et devraient alimenter l’offre de logements neufs dans les prochains mois.

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