Focus sur le "Social Building Concept"

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Tendances Focus sur le "Social Building Concept"

Focus sur le défi REALITES le "Social Building Concept" du Workshop créatif du mardi 11 octobre 2016, organisé par le Cluster du quartier de la création sur les différentes façons d'"Habiter la ville autrement" !

1ère partie du compte-rendu du workshop avec présentation de l'atelier "Habiter la ville autrement"

Le défi REALITES

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En quoi consiste « Le social building concept » ?

Pour REALITES, il s’agit de changer la manière de concevoir et de penser le bâtiment d’habitat collectif. La démarche part d’un constat : le développement d’outils numériques, les matériaux innovants et surtout de nouvelles façons d’aborder la ville intègrent notre quotidien, changent parfois radicalement nos modes de vie. La notion d’habitat est intimement liée à ces mutations d’usages.

 

Qu’est-ce qu’un logement collectif aujourd’hui ?

Comment créer une vie de quartier au niveau d’un immeuble avec des espaces communs que s’approprient les usagers ?

Le groupe REALITES est représenté par plusieurs collaborateurs aux expertises variées (architectes et ingénieurs, Innovation, promotion et informatique). Ceux-ci apportent leur recul sur ce secteur et bénéficient d’un point de vue différent sur la manière d’aborder la conception d’un programme immobilier intégré à son contexte.

 

Définir des espaces de vies communes

La diversité des participants donne lieu à des échanges très riches. Il est rapidement question d’enjeux sociétaux et de responsabilisation de chacun au niveau d’un quartier ou d’un immeuble. Les usages sociaux liés à l’habitat couvrent un large spectre de possibilités situées entre la ville et l’espace privé. Définir des lieux de vie collective, jardins partagés, stationnements mutualisés, mais aussi des services comme un point de retrait de colis, une AMAP -Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne- ou des espaces d'accueil associatif sont des éléments séduisants pour l’usager à la recherche de sens.

Cette initiative peut surprendre de la part d’un promoteur, qui habituellement optimise au maximum les espaces privés au détriment des espaces communs, qui par définition ne se vendent pas. Les jeunes générations sont plus sensibles aux notions d’usage et de partage. Il est donc impératif, d’un point de vue économique, de s’adapter à leurs attentes en proposant plus que du simple “clé en main”, rassurant mais limité. Si les initiatives sont plus visibles en LMNP -Location Meublée Non Professionnelle- pour des résidences étudiantes, il est plus complexe de transposer ce principe à l’habitat classique où se côtoient locataires et propriétaires.

 

Comment régir ces nouveaux espaces ?

Les coûts d’entretien restent le principal obstacle permettant à ce type de projet de voir le jour. Le prix de vente est impacté par cet apport de services, ce qui peut freiner les investisseurs malgré une dilution du surcoût à l’échelle de l’ensemble du programme.

Cette démarche sous-entend de définir en amont des règles : la répartition des frais de chauffage, d'éclairage ou d’entretien d’une part mais aussi des règles d’usages pour limiter d’éventuelles nuisances.

Le groupe de travail imagine un ensemble de solutions en se mettant à la place des futurs propriétaires, soucieux de la tenue et du caractère souple du dispositif mais aussi à la place de la collectivité, qui recherche ce type d’initiatives pour valoriser des quartiers en cours de réhabilitation.

 

Quel modèle économique ?

Définir à la fois un modèle économique et un mode de gestion sont deux notions complémentaires. Plusieurs formules sont possibles : accès payant aux services avec une gestion à la carte, répartition des charges entre usagers propriétaires ou locataires ou l’ouverture sous conditions aux personnes extérieures. Un ensemble de services qui tranche avec l’éternelle agence bancaire située au rez-de-chaussée et qui garantisse un quartier vivant.

 

Naissance du concept “vie en main”, avec l’humain au centre du projet

Les participants voient rapidement le besoin de trouver un modèle de gestion durable. À l’issue de l’atelier, c’est le concept de Vie en Main (en opposition à celui de clé en main) qui est proposé. Une forme de gouvernance qui convient aussi bien au propriétaire bailleur qu’au locataire. Sur le long terme, un immeuble vit, se renouvelle et évolue. Une certaine souplesse est requise pour provoquer l’adhésion des usagers. La Réversibilité du système est importante : le collectif décide et adapte les usages dans le temps, quitte à vendre les espaces ou modifier le périmètre de l’expérience. Il donc est essentiel que ce type de projet soit porté par les habitants et animé par un tiers gestionnaire (une forme de conciergerie associative). Le promoteur, soutenu par un véritable projet de la ville, va faciliter sa mise en place en fournissant les moyens supports de ces usages.

 

Les terrasses partagées du programme immobilier #Unik

Un programme comme #Unik, situé sur l’île de Nantes propose déjà une première approche du concept avec des terrasses partagées, organisées comme des espaces de vie collaboratifs pour les occupants. La volonté de REALITES est d’aller plus loin en proposant de nouveaux services et espaces collectifs pour ses futures réalisations. Soucieux d’adapter au mieux ses projets au contexte urbain et social, le Groupe travaille en étroite collaboration avec les partenaires locaux et vient de dédier une équipe directement inscrite dans cette dynamique d’innovation.

 

Contacts chez REALITES

Laurent Godet, Directeur de région Atlantique Vendée

Emmanuelle Soumeur, Responsable des projets urbains et des territoires

Damien Henry, Responsable conseil et innovation

Benoit Lebeau, Directeur général délégué ICPS-Innovation, Communication et projet spéciaux

 

En savoir +

Le cluster du quartier de la création

La Samoa

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